dimanche 11 mai 2014

Critique #12

Pierre Rival, Où vont les hirondelles en hiver.



Dans vos librairies le 15 mai 2014.

            Russie. Hiver 1941. Les Allemands sont aux portes de Moscou. Tania Smirnova, dix-huit ans à peine, vit avec sa famille dans un appartement communautaire de la capitale. Le régime stalinien est sans pitié. La chasse aux traîtres et aux déserteurs est menée avec zèle et violence. Après avoir vu son amoureux mourir sous ses yeux, son voisin se faire arrêter pour vol à main armée, et son père se pendre en raison de ses origines allemandes, la jeune femme décide de s'engager dans l'Armée Rouge. 
            C'est ainsi qu'elle se retrouve nettoyeuse sur le front, à dépouiller les cadavres ennemis de leurs vêtements, de leur argent, de leurs souvenirs. Foutue pour foutue, il faut maintenant survivre à la guerre totale. Impossible de faire marche arrière. Petit à petit, elle parvient, de mal en pis, à se trouver une situation « confortable ». Elle rencontre Emile, un officier français rattaché à l'Etat-Major russe. Coup de foudre. Le garçon fait tout pour la garder auprès de lui. Mais qui est-il vraiment ?


« Il dormait comme un béat. Moi, sous lui, j'ai commencé alors à me torturer. Avais-je eu raison de céder ? Repu, un homme n'est plus tout à fait le même. La question m'a tenue éveillée toute la nuit. Des fois, je le haïssais. Puis, je me rappelais ses mots, les derniers mots qu'il m'avait glissés dans l'oreille avant de s'endormir : Ia tibia lioubliou...
Et je me rassérénais. Un peu. Parce que « je t'aime », tout de même, ce n'est pas une phrase qu'on lâche à tout le monde. C'est une déclaration qui engage. Enfin, je crois. »


            Ce livre nous permet de mettre en lumière le destin tragique des femmes-soldats, trop méconnu selon moi. Lorsque l'on parle de la Seconde Guerre mondiale, on pense aux camps de la mort, à Hitler, aux Allemands, aux hommes morts au combat, mais connaissez-vous ces Russes qui ont combattu comme des hommes pour défendre leur patrie ?
            L'écriture est franche et sincère, parfois rude, à l’image du personnage principal qui nous conte son histoire. Tania incarne la souffrance d'un peuple, la famine, le froid. On en apprend beaucoup sur le contexte de guerre. Les populations de l’arrière ne vivaient pas. Leurs vies étaient en sursit. Un point de vue original : celui d'une jeune femme courageuse, au caractère bien trempé. 
            Enfin, ce que j’ai trouvé le plus intéressant et le plus enrichissant, ce sont les différences de points de vue. Lorsque Tania traverse les pays de l’Est et se retrouve confrontée au regard des Polonaises, on ressent tout l’enjeu politique entre les peuples, résultat des différents raciaux alimentés par les pouvoirs. On se met à la place d’une exilée, qui tente en vain de se faire accepter par les autochtones, de comprendre leurs us et coutumes, mais qui sans cesse se fait rejeter, mépriser…
            Un beau livre qui nous plonge en Russie à ses heures les plus noires de la Seconde Guerre mondiale. Des secrets qui nous tiennent en haleine tout le long de la lecture, jusqu’à leur éclosion finale. Une histoire d’amour à rude épreuve.

jeudi 24 avril 2014

Critique #11

Hafid Aboulahyane, 31 février.



          Les beaux jours arrivent timidement et vous avez surement envie de légèreté, de vous sortir la tête de votre morne quotidien par l'humour. J'ai ce qu'il vous faut : un premier roman tout à fait rocambolesque : 31 février, écrit par Hafid Aboulahyane, comédien et metteur en scène qui a grandi aux Ulis en région parisienne. 
          
         Sami a trente ans et beaucoup d'imagination. La débrouille, ça le connait ! Il décide donc de quitter Creutzwald, en Moselle, pour tenter l'aventure parisienne. Il rencontre Fabrice à son cours de théâtre, un jeune homme plutôt drôle lorsqu'il n'a pas des envies suicidaires. Avec Souleymane, le troisième larron, poète rêveur et sensible, ils décident de s'enrichir dans l'immobilier au Maroc, en plein boom. Mais voilà. pas facile de se faire une place au soleil. 
       Premier contact. Première arnaque. Omar, bon commerçant le jour, roi de l'entourloupe la nuit, les entraîne dans la vente frauduleuse d'une villa qui ne lui appartient pas avec la complicité du légionnaire. A cause de cette transaction, Sami ruine la belle Blanche dont il est tombé fou amoureux et met en danger ses amis. 
         Péripétie après péripétie, Sami tente de rivaliser d'ingéniosité pour tirer ses amis du pétrin dans lequel il les enfonce un peu plus à chaque fois. 

         Une intrigue facile, fraîche et délirante qui ne manque pas de nous divertir. L’écriture est très scénarisée, très visuelle. Le Maroc est dépaysant, les jeux de mots notables. Des personnages attachants bien que sans cesse dans la magouille.  Molière l'avait bien compris, tous les ingrédients de la comédie sont réunis : amitié, rebondissements, amour, farce et humour. Le titre énigmatique conserve le mystère de la morale jusqu'à la fin de l'aventure. Même si parfois, on a l'impression que la lecture pourrait s'achever et que le happy end se fait attendre, ce livre reste un divertissement délicieux, une lecture estivale fort sympathique. Emportez-le  en vacances avec vous cet été ! 

lundi 31 mars 2014

Critique #10

Catherine Pancol, Muchachas.


    Après le succès de sa première sage (ndlr. Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi), Katherine Pancol remet ça avec Muchachas, le premier roman d'une série en trois tomes très attendue par les lecteurs (dont moi). Nous retrouvons les anciens personnages que nous connaissons bien et dont nous avons suivi de près les aventures. Mais que peut donc bien encore raconter sur eux ? Eh bien je suis très contente d'avoir de leurs nouvelles car je m'étais attachée à eux. Hortense, par exemple, était une jeune adolescente de douze ans au tout début et a désormais vingt-deux ans dans le nouvel opus. Nous avons suivi son parcours, ses doutes, ses exigences, sa volonté et la jeune femme qu'elle est devenue. Il existe une réelle proximité entre le lecteur et les personnages, qui est l'une des clés du succès de ces romans.
      L'action de Muchachas s’implante principalement dans un tout nouveau décor : le rural Saint-Chaland. -même si nous voyageons quand même entre Paris, Londres, New York et l'Irlande avec les anciens personnages que sont Hortense, Gary, Zoé, Joséphine, Philippe...- Je regrette un peu que les chapitres les concernant ne soient qu'épisodiques, mais j'espère les retrouver dans les tomes à venir ! Je reste un peu sur ma faim car nous avons l'impression que les chapitres vont s'alterner, que nous allons les retrouver, mais non, ils ne font que passer pour nous dire bonjour. Bien que j'étais très amère envers ce choix au début de la lecture, j'ai vite été emportée par l'histoire qui prend toute la place dans le roman : celle de Stella, le personnage central. Je me suis plongée le temps d'une lecture dans le passé douloureux de cette femme, et le manque de perspectives d'avenir qu'elle pense avoir. Descendante d'une riche famille déchue, elle vit dans la peur avec son fils Tom, et les anciens domestiques de son père, dans une ferme retirée. Elle travaille dans une ferraille avec sa meilleure amie, Julie, une femme un peu ronde qui ne trouve pas l'amour. Le mari de Stella a dû partir et ils se voient clandestinement très rarement. La souffrance est comme héréditaire. Bien avant sa naissance, sa mère, Léonie, était déjà maltraitée par son mari, la battant sans relâche, et sa belle-mère, l'asservissant et la méprisant. Son mari, Ray Valenti, pompier et véritable icone dans son village, était lui-même moqué par le frère de Léonie. Stella a fuit la maison familiale dès qu'elle a pu pour chercher du travail mais Ray a beaucoup de pouvoir et l'en a empêchée en faisant chanter les gens. C'est finalement le père de Julie qui décide de l'embauchée à la ferraille, un travail d'homme mais qui lui permet de veiller sur sa mère.
      Entre secrets de famille, pédophilie, femmes battues et violence permanente, cette nouvelle intrigue s'inscrit dans un sujet de société dur et réaliste, prenant pour atmosphère boue, usine de récupération de métaux, bétail et camions. Un sujet peut-être inattendu pour les lecteurs, surprenant, mais tout à fait prenant. L'auteure jongle avec les analepses (ndlr. retours en arrière) pour faire comprendre la psychologie des personnages et nous faire comprendre les complications, les douleurs profondes et la mélancolie de chacun. J'ai pu me mettre à la place de chacun des personnages, réalisant que la réalité, ce qui est en surface, est toujours beaucoup plus complexe que ce que l'on veut faire croire. Ces changements de temporalité m'ont un peu perturbée au début, puisque nous retombons à la fois dans l'enfance de Léonie, et de sa fille, Stella. Il faut bien suivre pour ne pas mélanger, car elles sont décrites physiquement de la même manières, de mères en filles dans cette famille. 
        Ce premier roman, consacré surtout aux femmes (d'où le titre), pose l'action et nous livre les clés pour la lecture du second tome. Nous découvrons les nouveaux personnages, leur histoire et nous apercevons les anciens. J'aime leur simplicité, leurs dialogues, leur façon de s'habiller et leurs histoires d'amour, peu importe l'âge. Ils sont comme nous, manquent de confiance en eux, veulent le bonheur de leurs proches, ont des soucis, font face à la vie. Quand je lis, je suis avec eux et je m'attache à eux. J'attends le suivant avec impatience, je pense que c'est bon signe. 


Est d'actualité également,  l'adaptation du roman Les yeux jaunes des crocodiles, en salles le 9 avril 2014.
À l'occasion, vous pouvez visionner la bande annonce et m'apercevoir lors de la scène de dédicaces sur la gauche que voici :


dimanche 2 mars 2014

Critique #9

Marie Charrel, L'enfant tombée des rêves
[Chronique relayée sur le blog personnel de l'auteure.]

     Émilie n'est pas une petite fille comme les autres. Solitaire, intelligente et débordante d'imagination, elle est la risée de son collège. Elle fait face comme elle peut en reproduisant ses émotions sur des tableaux. Mais un jour, l'une de ses peintures va bouleverser sa vie et celle de sa famille. Elle va découvrir que ses parents lui mentent depuis toujours sur ses origines.
     D'ailleurs, Émilie à Paris et Robert en Islande, rythment leurs nuits avec le même cauchemar : celui d'un homme tombant d'un balcon. Pourtant, ils ne se connaissent pas. La clé de ce rêve rêve obsédant est le seul moyen pour eux de chasser les fantômes qui les hantent.

   Un roman tout à fait prenant et bouleversant. 
Nous sommes la petite Émilie le temps d'une lecture, avec ses doutes, ses peines, ses questionnements. Nous sommes une enfant qui sent qu'elle n'est à sa place nulle part. Nous cherchons à percer le lourd secret de sa famille avec elle. Comment grandir avec des non-dits qui nous percent le cœur ?

Je trouve que c'est un livre vraiment bien écrit qui ravira les amoureux des mots et les rêveurs. Les deux récits, de Robert et d'Émilie, se répondent habilement et nous livrent les réponses tant attendues au fil des pages. Un roman qui dévoile aussi les conséquences des secrets des adultes sur le quotidien des enfants et fait réfléchir sur « les petits mensonges quotidiens » anodins.
 Voyage en Islande, mythes et légendes, nostalgie du passé, poésie des mots... Une lecture comme je les aime : qui transporte très loin. Alors, allez-y !

Le 13 mars 2014 en librairie

lundi 24 février 2014

Critique #8

Olivier Magny, Dessine-moi un Parisien


Un peu de légèreté.


Ce qui est marrant quand tu viens de province et que tu emménages à Paris, c'est que tu deviens un peu un apatride.
Je m'explique : 
- Le Parisien te prend de haut, toi, le provincial qui a vécu toute son enfance loin de la civilisation et ne te considérera jamais comme l'un des siens. 
- Ta famille, quant à elle restée en province, te voit un peu comme l'élu, parti s'émanciper dans une ville hostile et te taclera aisément à chaque retour d'un petit « Alors ? Comment va la parisienne ? »

Vous souhaitez être pris pour un Parisien ? Rien de plus simple. Achetez « Le Monde », pliez-le, marchez. Puis arrêtez-vous à un café et téléphonez avec votre portable.

Tout ça pour dire que ce livre est vraiment une « Bible », pleine d'humour et de dérision que nous, les provinciaux immigrés, lisons d'un œil moqueur et amusé tout en réalisant que nous avons vraiment pris certaines habitudes, sans même s'en rendre compte ! 

Tu prends la 4. Toc, 3 stations et t'y es. Facile. Bon, on se voit ce soir. J'te fais la bise, je file, j'suis à la bourre...

Être Parisien ? Une insulte ? une fierté ? Dans ce petit livre, humour, second degré et autodérision sont de mise. À lire et relire. Dans le métro, un sourire aux lèvres -pour changer-. Entre amis pour se moquer des petites habitudes de chacun. 

Une barbe de trois jours portée avec des vêtements élégants est la clef du succès à Paris.

Des conseils utiles et des petites phrases toutes faites pour « parler Parisien » vous aideront à survivre en milieu hostile.

Si vous ne savez pas quoi dire, dites simplement « Putain »...
 

Critique #7

Fatima Bhutto, Les Lunes de Mir Ali


     Premier jour de l'Aïd. Trois destins se scellent ce matin pluvieux, à Mir Ali, petite ville rebelle du Pakistan. Trois frères quittent la table du petit-déjeuner pour vaquer à leurs occupations. Aman Erum, l'aîné, tout juste rentré des États-Unis où il était parti étudier le commerce, prend un taxi pour rejoindre la mosquée. Sikandar, médecin, se dirige vers l'hôpital de la ville. Son épouse, Mina, est instable et lui cause quelques soucis. Quant à Hayat, le cadet, bercé par les idéaux de son père depuis son enfance, enfourche sa moto pour rejoindre Samarra.

     À chaque heure qui s'écoule, nous découvrons les plus noirs secrets des personnages, leurs doutes, leurs peines. La guerre s'insinue dans leurs vies et dicte leurs destins. Trois hommes, dont les choix de divergent. Deux femmes de caractère, incarnant la douleur d'un peuple. Chaque chapitre est un tableau racontant un moment important dans la vie d'un des frères.
    
     Bien qu'il faille un peu de temps pour rentrer dans l'histoire, le roman nous tient en haleine, nous plongeant en pleine guerre au Pakistan. Fatima Bhutto maîtrise son sujet et nous invite à comprendre la douleur de ces personnages. Entre révolte et compassion, ce livre ne vous laissera pas indifférent. 

Une manière de s'échapper de notre quotidien.

lundi 6 janvier 2014

Article #1

Retrouvez cet article dans la rubrique « Beaux Arts », de la revue culturelle de la Sorbonne, le V !


Sur les traces des peintres de Saint-Germain-des-Prés

            Le quartier de Saint-Germain-des-Prés est chargé d’Histoire. Dès le XVIIIème siècle, le faubourg se développe et devient le foyer des artistes qui se réunissent dans les Cafés alentours. La vie intellectuelle et artistique s’épanouit au XIXème siècle et s’enrichit au XXème siècle avec la vague de peintres étrangers qui fuient leur pays et s’installent dans le quartier. Aujourd’hui encore, l’endroit a conservé son charme et son esprit culturel.

A la rencontre du patrimoine historique et artistique.

          Commençons cette promenade intellectuelle en nous arrêtant dans quelques lieux chargés de souvenirs et marqués par le passage au fil des siècles, de peintres qui ont choisi Saint-Germain-des-Prés pour s’installer et développer leur art.

  • Musée Hébert

85, rue du Cherche Midi (75006)
Métro Sèvres-Babylone

Ce musée consacré aux œuvres du peintre Ernest Hébert se trouve dans l’hôtel de Montmorency, construit en 1743,  lieu raffiné où vécut l’artiste. L’atmosphère évoquant le monde proustien de la seconde moitié du XIXème siècle est parfaitement conservée. Portraitiste mondain et peintre académique, il donne un aperçu de la vie sous le Second Empire puis sous la Troisième République. C’est lui qui a reçu la commande du décor du panthéon.

Ouvert le lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 12h30 à 18h - Samedi, dimanche et certains jours fériés de 14h à 18h.

  •  Maison Delacroix

6, place Fursenberg (75006)
Métro Saint-Germain-des-Prés

Chargé de décorer la chapelle de l’Église Saint-Sulpice, Delacroix abandonne son atelier rue Notre-Dame-de-Lorette pour se rapprocher du lieu de son travail. Il s’installe dans cet appartement qu’il aime beaucoup en 1857 jusqu’à sa mort en 1863.
La vue de mon petit jardin et l’aspect riant de mon atelier me causent toujours un sentiment de plaisir. (Journal, 28 décembre 1857).
Situé sur une des places les plus charmantes de Paris, son petit appartement surplombe un jardin conservé en l’état, où l’on trouve encore le chevalet et la table à peinture de l’artiste. On se plonge facilement dans l’atmosphère qui régnait il y a plus d’un siècle. Les œuvres de la collection permanente ne sont pas les plus réputées de Delacroix mais rendent bien compte de sa vie et de son œuvre.

Ouvert tous les jours sauf le mardi et les jours fériés de 9h30 à 17h.

  • Maison natale de Manet

5, rue Bonaparte
Métro Saint-Germain-des-Prés

Édouard Manet naît dans une famille de la bourgeoisie parisienne le 23 janvier 1832, rue Bonaparte - anciennement rue des Petits Augustins. La maison est malheureusement actuellement fermée au public mais admirable de l’extérieur. Une plaque indique que le peintre y est né.

  • Musée Zadkine

100 bis, rue d’Assas
Métro Vavin / RER Port Royal

Valentine Prax, l’épouse du peintre russe Ossip Zadkine, fait don à la ville de Paris d’œuvres et de biens immobiliers selon la volonté de son époux, dans le but de créer un musée. Celui-ci est inauguré en 1982 dans la maison et l’atelier de l’artiste où il vécut de 1928 à la fin de ses jours. Le souhait de Zadkine est réalisé puisqu’un lieu de mémoire a été créé et que l’ouverture de l’atelier en 1995 permet de donner un lieu d’expression à la création contemporaine.
Les sculptures et les œuvres papier sont rythmés selon la progression de sa carrière. La première salle évoque son travail de jeunesse, la seconde illustre le mouvement cubiste. Le jardin, havre de douceur et de charme, réunit les inspirations de l’artiste entre antiquité et poésie. Les verrières font vivre les œuvres sous les lumières de saisons.

Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi et les jours fériés.

  •  Fondation Dubuffet

137, rue de Sèvres
Métro Duroc

La collection de la fondation est répartie sur deux sites. Celui qui nous intéresse est situé dans un hôtel particulier acquis par l’artiste en 1962 qui souhaitait y déposer sa collection d’art brut, désormais transférée à Lausanne en 1975. Lieu d’expositions temporaires, il accueille aussi un Centre d’histoire et d’études qui conserve et exploite les archives personnelles et professionnelles de Dubuffet.

Ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18h.

L’émulsion artistique des ateliers.

            Après vous être arrêtés dans ces lieux de vie, véritables vestiges des artistes des siècles passés, vous pouvez imaginer l’atmosphère du quartier en vous rendant dans les ateliers de deux grands peintres.

  •        Ingres

Alors que Ingres vivait rue du Bac, passage Sainte-Marie, il avait loué un atelier deux pièces, rue des Marais-Saint-Germain - actuellement rue Visconti.
Les jeunes élèves de l’artiste tels que Amaury-Duval, Jouy, Chenavard etc. se sont installés au premier étage de cet immeuble. L’atelier ne désemplissant pas, ils empiétèrent bientôt sur celui du maître, avec son accord.

  • Picasso

L’atelier de Picasso est l’endroit mythique où il a peint Guernica, mais aussi Le Charnier. Situé dans l’Hôtel de Savoie au 7, rue des Grands-Augustins, c’est là qu’il a passé toutes les années d’Occupation avant de partir dans le Midi.
Le statut de l’atelier fait actuellement débat : l’Hôtel appartient aux huissiers de justice de Paris. Or, un comité de soutien demande que l’atelier soit classé, afin de le préserver. Le Ministère de la Culture a fait savoir qu’il avait commencé à se pencher sur la question.

Place aux galeries d’art.

            Le quartier culturel qu’est Saint-Germain-des-Prés est fidèle encore aujourd’hui à sa réputation. Les galeries d’art contemporain, d’art moderne, de photographie et d’arts décoratifs  fourmillent et perpétuent la mémoire des peintres qui ont marqué notre Histoire. Il suffit de regarder autour de soi pour apprécier l’héritage artistique de ce quartier dans lequel il fait bon se promener.



lundi 9 décembre 2013

Critique #6

Frédéric Beigbeder, L'Amour dure trois ans.

« Au XXIème siècle, l'amour est un sms sans réponse. Les textos sont une forme de torture très raffinée. Un jour sans réponse, on croit à une stratégie. Deux jours sans réponse, on se vexe. Trois jours sans réponse, on tombe amoureux. »

     Je choisis cette citation pour introduire le roman de Beigbeder parce que je trouve qu’elle illustre très bien la société actuelle dans laquelle on vit et ce livre est de ce point de vue une belle leçon. Nous sommes au cœur même de la complexité des rapports humains, surtout amoureux.
    Marc Marronnier, trentenaire fraichement divorcé dont la vie semble être un échec et une succession de déboires, mène une vie dissolue. Il ne croit plus en rien et surtout en l’amour. Mais la pétillante Alice va le sortir de sa torpeur et l’entraîner dans un tourbillon d’émotions nouvelles…
     Les chapitres très courts nous font plonger dans l’univers borderline du narrateur. Les phrases sonnent comme des sentences et le personnage principal semble à première vue imbuvable. Mais c’est je trouve, le plaisir de la lecture de L’Amour dure trois ans. La provocation du titre interpelle. Le second-degré de l’auteur fait sourire et offre le spectacle affligeant des blessures d’un homme d’aujourd’hui, abandonné par l’amour, désorienté, qui cherche à trouver un sens à son existence. 

lundi 2 décembre 2013

Critique #5

             
Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit

             C’est l’histoire de Lucile, née en 1946, troisième d’une fratrie de neuf enfants dont trois mourront très jeunes. Après sa mort, sa fille se met en quête de la vérité sur sa mère. Elle collecte des témoignages de la famille et fouille les souvenirs les plus enfouis. En remuant le passé, elle cherche à dévoiler les douleurs de Lucile, à la lumière des siennes et de celles de sa sœur.

            Une personnalité lumineuse et complexe, dont les secrets sont difficiles à percer. Ce livre, d’une verve autobiographique,  nous montre les chemins sinueux de l’écriture avec les questionnements qu’elle impose, afin que ressortent nos propres blessures.




samedi 23 novembre 2013

Critique #4

« J'aime penser qu'un livre peut changer des morceaux de vie, des bouts de phrases ; faire prendre des chemins de hasard. » Grégoire Delacourt.


       Un livre éblouissant. L'histoire de Jocelyne, 47 ans, une mercière d'Arras, mariée à Jocelyn depuis plus de vingt ans. Une femme aimante, touchante, qui se soucie des petits bonheurs du quotidien et se contente d'aimer son mari, ses deux enfants et d'alimenter un blog pour partager son goût pour son métier. Mais voilà, le hasard fait qu'elle gagne dix-huit millions d'euros au loto. Qu'en faire ? Doit-elle en parler ? Risquer de changer sa vie, ses peines, ses joies qui ont faites d'elle la femme qu'elle est maintenant. 
      Grégoire Delacourt parvient à se mettre réellement à la place de son personnage, à penser comme elle et à traduire un milieu social. On s'attache à cette femme qui pourrait être notre mère, une amie, une soeur, une voisine. La lecture est absorbante et Jocelyne incarne tous les problèmes que peuvent rencontrer les femmes dans la société actuelle. Elle démontre un proverbe établit depuis longtemps :
« L'argent ne fait pas le bonheur. » Une histoire à la fois vraie et bouleversante, une femme forte, aimante, blessée par la vie qui tente de vivre. 




mardi 19 novembre 2013

Editions Alexandrines

Les Editions Alexandrines s'intéressent à la vie et au quotidien des écrivains dans leur région d'origine ou d'appartenance. Deux collections composent cette géographie de la France : Sur les pas des écrivains et Les écrivains vagabondent.
Chaque Balade permet d'ouvrir un département au lecteur en suivant les pas d'une trentaine d'auteurs, présentés par des biographies savoureuses. Universitaires, érudits, amis ou famille se plaisent à parler de leur écrivain à travers des anecdotes inédites.
Nous entrons dans l'intimité de nos écrivains préférés en les découvrant sous un nouveau jour. Ces guides littéraires vous accompagnent et vous font redécouvrir le patrimoine littéraire. 

A consulter : les lieux d'inspirations à visiter par région à la fin de l'ouvrage.



Vous pouvez les trouver au 31 rue Ducouëdic dans le 14ème arrondissement de Paris.

samedi 9 novembre 2013

Salon L'Autre Livre.

Rendez-vous immanquable pour les férus des lettres, ce petit salon des éditeurs permet de découvrir des maisons d'édition originales, insoupçonnées. L'édition indépendante est mise en valeur et tente de s'offrir une visibilité dans cet univers de géants. Des débats, des films, des dédicaces mais surtout, des éditeurs à votre disposition pour parler de leurs livres, de leur travail. Une bonne sortie pour un week-end d'automne. 


samedi 2 novembre 2013

From Paris to Amsterdam

En rentrant de mon petit séjour à Amsterdam, je ne pus m'empêcher de faire quelques comparaisons avec notre chère capitale parisienne.

La culture : Amsterdam est une ville très culturelle, riche en musées et en Histoire mais le prix de cette culture est très élevé. Pas de tarifs étudiants pour les musées, pas de grandes affiches publicitaires qui tient au courant des expositions du moment (mais en même temps, pas d'agression visuelle pour tout et n'importe quoi). En exemple, le musée Van Gogh est à 15 euros, la maison d'Anne Frank à 9 euros. Je pense que c'est parce que ce n'est pas dans nos habitudes de payer la culture -du moins quand on est étudiants-.

Le métro : A Amsterdam c'est une douce et délicate sonnerie qui retentit pour vous prévenir que les portes se ferment. A Paris, c'est une nuisance sonore qui peut durer plusieurs secondes si quelqu'un à tenter de se jeter à travers les portes dans l'espoir de ne pas attendre deux minutes de plus sur un quai qui sent mauvais. D'ailleurs, à Amsterdam, on voit peu de SDF et les couloirs sont relativement propres. Reste un bémol : le métro est si lent qu'il n'en est presque pas rentable.

Amstellodamois VS Parisiens : L'amstellodamois prend son vélo pour se déplacer, donc non seulement il se muscle chaque jour mais aussi il préserve son environnement. Il est donc plus serein, car pédale à l'air frais, mais aussi plus accessible et moins stressé que le parisien qui subit les aléas des transports en commun, est oppressé par ses semblables et rumine dans sa voiture dans les embouteillages. 

L'environnement : Moins de voitures, plus de vélos : telle est la devise d'Amsterdam. Un air moins pollué, très peu de nuisances sonores. On respire et on écoute la ville. Tous ces petits canaux apaisent, c'est vraiment très joli. Les magasins quant à eux, ferment à 17h, les rues sont calmes et pourtant la nuit, la ville n'est pas moins festive que Paris...

jeudi 31 octobre 2013

Atelier d'écriture #2

Vous pouvez retrouver ce texte dans l'ouvrage Ils ont vraiment tout pris 
aux éditions du Sillage, en partenariat avec le service culturel de la Sorbonne,
fruit du travail des ateliers d'écriture de 
Dominique Barbéris.

Hopper, Hotel Room, 1931.


Réaliser un pastiche de l'écriture de Modiano en s'inspirant d'un tableau de Hopper.


            Dans la chambre de Rosewood Hotel, elle traversait tant de nuits d’insomnie. Elle avait toujours eu peur de prendre des somnifères, peur de ne plus jamais se réveiller. Elle avait donc pris l’habitude de s’asseoir sur son lit et d’attendre que le sommeil vienne la chercher.
            Une fois, à Washington, mais c’était ailleurs, vers deux heures du matin, elle n’en pouvait plus d’être assise sur son lit à fixer le mur en face d’elle. Alors, elle était sortie. Elle avait pensé que cette ville du pouvoir ne dormait jamais et qu’elle trouverait bien un endroit où aller. Elle était entrée dans un Café. Un homme brun, grand et mince l’avait suivie du regard. Il avait les yeux noirs. Il avait mis une pièce dans le Jukebox. Moonlight Serenad. Il l’avait invitée à danser. Elle l’avait considéré et lui avait donné sa main, se laissant ainsi emporter sur la piste. Elle  pouvait enfin se laisser flotter. Oui avec lui, tout avait paru soudain très simple.
            Il lui avait demandé son prénom. « Helen Brooks. » Il ne lui avait pas semblé bon de développer d’avantage. Il attendait sûrement plus de détails. Par cette réponse si brève, Helen s’était dit qu’elle ne l’encourageait pas du tout. De toute façon, cela lui était tout à fait égal. Elle avait l’habitude de se méfier des gens. Une habitude qui lui était restée. Ce type s’appelait Alejo Juanes.
            A Hatton, en Virginie, dans sa chambre du Rosewood Hotel, Helen pleurait. Était ce le souvenir de sa nuit à Washington ? Ou la rencontre avec le regard noir de ce jeune homme grand et brun ? Elle ne trouvait toujours pas le sommeil. C’était probablement un cercle vicieux. Elle pensait donc ne trouvait pas le sommeil. Elle ne trouvait pas le sommeil donc elle pensait. Réussirait-elle à s’en sortir ? Peut-être. Le téléphone sonna. Qui pouvait bien vouloir lui parler ? Elle était si loin. Elle décrocha et ne prononça qu’un « oui ? ». La voix à l’autre bout du fil avait l’air mécanique. Une voix de femme. Sans aucune émotion :
            « Désirez-vous quelque chose à boire ou à manger Mademoiselle Brooks ? Le room service est à votre disposition. N’hésitez pas à faire appel à nous. »
            Helen la remercia poliment. Elle n’avait besoin de rien. Elle raccrocha.
            « Mademoiselle Brooks ». Son nom venait de résonner dans sa tête. Comme si elle l’avait oublié depuis longtemps et que cette voix mécanique au téléphone lui avait rappelé. C’est stupide après tout, pourquoi oublierait-on son propre nom ?
            Elle se souvint de sa première interpellation. Elle était en train de fumer. Elle marchait le long du trottoir pour rentrer chez elle. Seule. Il était tard. Une femme aux vêtements provocants s’était mise en travers de son chemin et lui avait agrippé le bras. Helen avait eu un mouvement de recul, frappée par l’expression du regard de cette femme – une expression de ressentiment qu’elle ne comprenait pas. L’hystérique l’avait secouée et insultée. Helen ne savait pas pourquoi elle ne se défendait pas. Elle avait reçu le poing de cette furie sans broncher. Elle était restée un instant hébétée, puis, dans un accès de fureur, l’avait poussée violemment. La femme aux vêtements provocants avait été projetée au sol. Sa tête avait heurté une poubelle. Helen s’était bien rendue compte qu’elle avait réagi violemment, peut-être trop, mais pour la première fois de sa vie, elle n’avait éprouvé aucune gène, aucun remord. Elle n’avait plus cette crainte qui la tourmentait depuis toujours en présence des autres d’être le « souffre-douleur ». Non, elle avait réussi à se défendre. Elle ne serait plus jamais transparente ni victime.
            « Brooks Helen. Née à New York d’un père et d’une mère inconnus. Logeant à Washington, au foyer de jeunes filles Home of Providence. » Elle avait décliné son identité à un gros policier barbu. Son nom ne lui revenait pas. Le gros policier avait pris un mouchoir pour essuyer le sang qui coulait de son nez. Ce sang avait si souvent coulé lorsqu’elle était au foyer. Quand ses camarades ne la martyrisaient pas, elle se faisait réprimander par les bonnes sœurs. Elle n’en pouvait plus. Elle avait rangé ce moment de sa vie dans un tiroir de sa mémoire.
            « Brooks ? Vous êtes parente avec Louise Brooks ? »
            Helen était restée sans voix. A ce moment, elle entendait ce nom pour la première fois. Elle avait dit « oui » sans grande conviction, plus par curiosité des conséquences que par mensonge volontaire.
Le gros policier l’avait libérée, sans savoir les raisons de la bagarre et Helen était partie, soulagée. Il avait ce regard lubrique, celui que les hommes portent sur les femmes pensait-elle. Elle avait compris ce jour-là que son charme pouvait résoudre beaucoup de problèmes. Elle avait marché longtemps, en riant, en songeant à la nuit qu’elle avait passée.
            Mais là, dans sa chambre d’hôtel, elle n’avait pas envie de rire. Elle ne pourrait jamais se débarrasser de la pensée d’Alejo. Toute sa vie, ses yeux noirs la fixeraient dans l’obscurité. Elle ne s’en détacherait jamais. L’autre souvenir, celui de cette bagarre, lui avait fait oublier quelques instants cet homme qu’elle avait rencontré une nuit d’insomnie dans un Café.

            Il était maintenant trois heures du matin au Rosewood Hotel. Elle regardait ses valises et ses vêtements épars. Pourquoi toujours fuir ? Elle venait de retrouver une lettre. Toujours assise sur son lit, Helen la tenait du bout des doigts, comme si c’était un objet très fragile. Les mots s’étaient effacés. Son souvenir aussi. On pouvait encore lire sa signature :
« De tu querido Alejo.
En Buenos Aíres, Argentina. »
            Ces mots la ramenaient quelques années en arrière. Elle vivait alors avec Alejo, l’homme aux yeux noirs. Elle s’entendit les répéter en espagnol. Elle n’avait jamais su si le nom de famille qu’Alejo lui avait donné était le vrai. Elle l’avait cru, simplement. Son souvenir était flou. Elle s’était certainement forcée à oublier. On oublie souvent ce qui est douloureux. Elle leva les yeux de sa lettre et les porta de nouveau sur ses valises. Comment avait-elle pu être si naïve ?
            Un jour, Alejo était rentré, affolé, dans leur petit appartement. Il avait dit :
            « Fais tes valises et pars te cacher dans une petite ville. »
            Helen avait bien cherché à obtenir des explications de cet homme qu’elle aimait. Alejo gardait le silence. Il avait toujours été mystérieux.
            « Fais tes valises, je t’ai dit. Il ne faut pas s’attarder ici sinon, on va avoir des problèmes. Deprisa por favor! »
            Ils s’étaient quittés ainsi. Un silence. Il l’avait embrassée et lui avait promis de la rejoindre au plus vite. Combien de jours, combien de soirées avaient passé, sans nouvelle, dans cette chambre d’hôtel ? Elle ne comptait même plus. Était il seulement encore en vie ? L’avait-il réellement aimée ? Qu’avait-il bien pu arriver ? Elle hésita un moment. Elle s’allongea, la lettre contre la joue et rêva que demain, ce serait lui qui l’attendrait au bas de l’hôtel.


dimanche 13 octobre 2013

Critique #3

Philippe Claudel, La petite fille de Monsieur Linh




          Le titre attire l’attention sur une enfant, très belle, sage et docile dont le grand-père s’occupe avec soin et amour. Sang-Diû est la prunelle des yeux de Monsieur Linh. Seuls rescapés d’une bombe qui a ravagé leur village natal, ils prennent le bateau vers une terre inconnue. Nous voyageons avec eux à travers le regard que porte Monsieur Linh sur ce qui l’entoure. Tout est dit à demi-mot et le lecteur doit sans cesse émettre des hypothèses, faire des déductions, pour finalement  rassembler les pièces du puzzle et comprendre la triste vie de ce vieil homme.
           Monsieur Linh rencontre aussi Monsieur Bark, un homme qui vient s’asseoir sur un banc dans le parc près d’où logent les réfugiés. Blessés par la vie, les deux amis partagent des moments simples et sincères, où il n’est pas besoin de mots pour se comprendre.
          Ce court roman est vraiment accessible pour tous les lecteurs, même les plus réfractaires. Il suffit de se laisser porter par la poésie des mots et la touchante histoire de La petite fille de Monsieur Linh.

mercredi 9 octobre 2013

Les Petits Platons

Vous avez envie que vos enfants voient les choses différemment, apprennent à réfléchir en s'amusant au lieu de traîner devant les clips d'NRJ ? 
Cette maison d'édition est faite pour vous ! Je l'ai découverte lors du Marché de la Poésie, en juin 2013. C'est un salon du livre qui a lieu tous les ans Place Saint-Sulpice. Je vous invite à aller jeter un coup d’œil à leur site : http://www.lespetitsplatons.com/



J'adore le concept de faire découvrir aux enfants les grands philosophes dans des livres colorés, bien écrits et aux illustrations uniques à chaque ouvrage. Dans un monde où il devient de plus en plus difficile de donner accès à la culture aux plus jeunes, cette maison d'édition donne la possibilité d'appréhender la philosophie dès le plus jeune âge. Pourquoi les choses ont-elles un nom ? s'adresse aux enfants dès 4 ans.Petits ou grands, on s'émerveille tous autant devant la collection des Petits Platons qui nous font réviser nos classiques en passant par Socrate, Diogène, Épicure, Rousseau, pascal, Kant, Marx et bien d'autres.


lundi 7 octobre 2013

Au Field de la nuit

Aujourd'hui, en ce 7 octobre 2013, nous sommes une quarantaine du Master 1 de Lettres Modernes Appliquées à assister à l'enregistrement de deux émissions d'Au Field de la nuit. Quelle chance ! 
Départ à 8h de la Sorbonne, direction la Plaine Saint-Denis où nous attend une petite collation. Après une petite heure d'attente, nous nous dirigeons vers le plateau de tournage et nous nous installons. C'est une expérience assez impressionnante, d'autant plus que nous sommes vraiment en petit comité : seulement nous et les personnalités invitées.


  • Au programme de la première émission, diffusée le 11 novembre 2013 : Ces grands-là...

Dominique Marny « Cocteau, le roman d’un funambule » Le Rocher
- Marie-Dominique Lelièvre « Coco Chanel » Denoël
- Philippe Labro « On a tiré sur le président »
Alexandre Jardin « Mes trois zèbres » Grasset

Les invités théâtre : 
- Eric-Emmanuel Schmitt pour nous parler de sa pièce « The Guitrys » : mise en scène Steve Suissa, avec également Martin Lamotte et Sylvain Katan dans laquelle joue Claire Keim.
Léonore Confino (auteur du texte) pour « Ring » : mise en scène Catherine Schaub

  • Au programme de la seconde émission diffusée le 18 novembre 2013 : En avant la musique...
- Alain Stivell « Sur la route des plus belles légendes celtes » Arthaud
Abd Al Malik « L’Islam au secours de la République » Flammarion
Marie Modiano « Upsilon Scorpii » Gallimard, ainsi que ses deux albums : « Ram on a flag » et « Espérance mathématique »
Laurent Garnier « Electrochoc » Flammarion
Jackie Berroyer « Rock’n’Roll & chocolat blanc » Nouvelles Editions Wombat

Sans oublier les chroniques réalisées lors de chaque émission sur les coups de cœur que ce soit au cinéma, au théâtre ou en musique.

Ce fut donc une expérience unique qui m'a permis de voir le déroulement de l'enregistrement d'une émission de télé diffusée sur TF1 mais aussi d'être au plus proche des auteurs contemporains. Je vous invite donc à noter ces dates : 11 et 18 novembre 2013 et de découvrir avec nous ces ouvrages, ces albums qui ne sont pas encore parus et sortis. L'ambiance est légère, agréable et l'émission vous tiendra au courant des dernières actualités culturelles et qui sait, vous donnera peut-être des idées de sorties ou d'achats.

Pour ceux qui se couchent tôt (car l'émission est diffusée relativement tard), vous pourrez retrouver la totalité en replay sur internet.